Les règles de la tragédie classique
Le mot « bienséance » désignait, au XVIIe siècle, un ensemble de règles implicites qui avaient pour objectif de ne choquer le public ni sur le plan moral ni sur le plan esthétique. La première de toutes les bienséances pourrait constituer une quatrième unité: il s'agirait de l'unité de ton, qui veut que l'on ne mélange pas les genres. L'univers de la tragédie doit toujours s'exprimer d'une manière noble et conforme à son rang, même si c'est pour dévoiler un caractère ignoble.
Les classiques pratiquent également l'art de la litote qui consiste à dire moins que l'on ne pense. En général, les bienséances consistent à ne pas choquer le goût ni les préjugés du public. Les personnages doivent être présentés tels que le public les imagine, même si cela revient à flatter les idées toutes faites que les Français de l'époque pouvaient avoir sur d'autres peuples.




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